Quatre Saisons

Aujourd’hui il pleut.
Assise à ma table à manger qui me sert davantage de bureau / table à dessin, j’écoute les gouttes tomber sur mes velux.
J’aime le calme de vivre sous les toits. Je suis assez au dessus de la rue pour ne pas entendre le bruit des voitures, et mes fenêtres  me permettent de ne regarder que vers le ciel comme si le reste n’existait pas.

Les yeux dans le vague, je me souviens de ces journées d’été ou il faisait lourd et pendant lesquelles une averse finissait par pointer le bout de son nez. Sentir la pluie, comme une caresse fraîche sur sa peau, sentir l’odeur de l’herbe verte mêlée à la chaleur et à l’humidité.

Je me souviens aussi de ces longs weekend d’automne chez mes parents. Tourner en rond comme un fantôme égaré dans la mauvaise maison. Ne pas pouvoir sortir à cause du temps, pas de devoirs et pas de leçons à apprendre. Descendre dans la cuisine boire un thé. Remonter dans sa chambre en frissonnant car on a marché pieds nus. Sans les rayons du soleil, le carrelage semblait parsemé de stalagmites gelées.

J’aime ne pas avoir à sortir quand il fait ce temps là. Je crois que ce que je préfère, c’est ne pas avoir à me battre avec mon parapluie et mon sac à main pour trouver un paquet de mouchoir, que j’ai d’ailleurs surement oublié chez moi.

Je ferme les yeux et j’écoute Moriarty. Je ne sais pas si c’est l’ambiance folk mais je me mets à rêver au Grand Canyon des Etats-Unis. J’ai à nouveau envie de regarder le film Bagdad Café et d’entendre la voix de Jevetta Steele.

Plus j’imagine, et plus je ressens… Et ce que je ressens maintenant, c’est les rayons d’un soleil printanier sur mon visage, la sensation de chaleur qui parcours le reste de mon corps, ce petit frisson quand celle-ci descend le long de ma colonne vertébrale.
Je revois des petits gestes, se retrouver dans les bras d’une personne que l’on aime. Se sentir à l’abri des dangers du reste du monde. Et si vous pouviez savoir tous les dangers qui m’inquiètent dans ce monde…

Un sourire qui perce et un regard malicieux, non pas ceux d’un(e) amant(e), mais ceux d’une personne que l’on a tendrement chéri et qui a du partir. Et même si à ce moment là, les larmes me montent aux yeux et qu’avec le froid de l’hiver le bout de mon nez me pique, je te jure qu’à ce moment là, mon cœur transpire de chaleur, de rires et de souvenirs…

Demain, pour ton anniversaire, qu’il pleuve ou qu’il fasse beau, ce n’est pas des fleurs que j’aimerais t’offrir mais simplement le plus beau et le plus sincère des sourires…

mamy

——

TOUTES LES PHOTOGRAPHIES, IMAGES ET TEXTES SOUS LESQUELS S’AFFICHE CETTE PHRASE SONT CONSIDÉRÉS COMME DES ŒUVRES DE L’ESPRIT ET DANS CE SENS COMME PROPRIÉTÉS INTELLECTUELLES PROTÉGÉES PAR LE DROIT D’AUTEUR.
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6 commentaires

  1. Dans le chalet de mes grands-parents, j’adorais les soirs de pluie, quand je m’endormais avec le bruit des gouttes de pluie venant s’écraser sur la tole dans un plic-ploc apaisant. Se sentir en sécurité à l’intérieur quand la tempête rugit dehors, c’est une sensation que je connais bien. Toutefois, j’aime bien aussi parfois sortir sous la tempête. Je me sens toujours si vivante, sous les grosses gouttes d’un orage d’été, ou traversée par les bourrasques de vent lors d’une promenade d’automne. Mais toujours, l’abri entre quatre murs n’est pas loin.

    Un joli sourire en effet. Les sourires durent plus longtemps que les fleurs… c’est une très bonne idée de cadeau.

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