Vitesse grand V

 

Assise sous mon velux, le bruit de la pluie raisonne partout autours de moi. Depuis quelques jours, mon sang s’est mué en caféine pimentée.
Je tourne en rond chez moi, au boulot, dans la rue, dans ma tête.
Je suis mentalement et physiquement un volcan en éruption.

Confrontée à un trop plein d’énergie, un trop plein de pensées, un trop plein d’émotions, un trop plein de sensations. Mon grand huit infernal c’est remis en marche, il donne le rythme. Pas question de traîner en chemin.
Malgré mon état sur-dynamité, je ne compte plus les heures passées à chercher un brin d’inspiration. Elle me frustre, elle s’amuse à me bousculer. Des débuts de « phrases – croche-pieds » s’installent dans ma tête, je les approche, elles repartent vitesse grand V, bien trop loin de mon clavier. Au loin j’entends mes neurones ricaner, ils s’éclatent en me regardant m’embourber.
A trop vouloir jongler avec les sujets, je me perds du coq à l’âne et mes idées se transforment en manège hanté. A l’intérieur de ma tête, ces « bombes – idées » explosent et leurs fragments acérés parsèment mon corps de multiples plais.
Face au miroir, c’est un par un que j’en arrache les morceaux pour les coucher sur le papier. Il y a tant de questions sans réponses, il y a tant de réponses dont j’ai oublié les questions.

Je ne tiens vraiment plus en place, je dois m’occuper, je dois me fixer.
Je traverse la pièce et décide d’aller m’asseoir sur le canapé.
Je ferme les yeux et prend le temps de respirer. Je ne sais pas pourquoi, c’est à toi que je me mets à penser.
Tu apparais dans le noir et tu viens t’asseoir à coté de moi. En silence, tu me regardes, je te laisse voir en moi.
Je te confie mes peurs, tu me confies ton cœur.
Nous parlons d’amour, nous parlons de cette souffrance, si inhérente à chaque existence.
Je n’ai pas envie de fuir, je n’ai plus l’âge de m’enfuir.
J’imagine ton sourire, celui qui dit que tu dois repartir.
Alors je rouvre les yeux et je constate que rien n’a changé.
Tu t’es bel et bien envolée et moi j’ai réussi à me calmer.

Je te connais si peu,
Mais c’est toi qui me lis, qu’aujourd’hui, j’ai choisi de faire venir.
Et c’est toi qui le sais, et c’est à toi que je le dis,
Mais il y a des textes qui étrangement sont très durs à écrire.

——

TOUTES LES PHOTOGRAPHIES, IMAGES ET TEXTES SOUS LESQUELS S’AFFICHE CETTE PHRASE SONT CONSIDÉRÉS COMME DES ŒUVRES DE L’ESPRIT ET DANS CE SENS COMME PROPRIÉTÉS INTELLECTUELLES PROTÉGÉES PAR LE DROIT D’AUTEUR.
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5 commentaires

  1. Laisser venir vers nous ceux qui font du bien.
    « Je te confie mes peurs, tu me confies ton cœur.
    Nous parlons d’amour, nous parlons de cette souffrance, si inhérente à chaque existence.
    Je n’ai pas envie de fuir, je n’ai plus l’âge de m’enfuir. »

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  2. Le flux des idées n’est pas toujours facile à gérer, elles tourbillonnent et ne nous laissent pas en repos. Parfois, cependant, je pense qu’il est bon de laisser couler la rivière, sans la retenir, en spectateur, de laisser couler celles qui n’ont pas vocation à rester et de saisir au vol les idées importantes.

    Aimé par 1 personne

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