Mauvais rêve

couloir

Je me réveille, seule agitée, en sueur,
Il est 4h du matin et je n’ai pas l’impression d’avoir dormi une seule minute…
Des bruits dans mon couloir me poussent à cogiter.
J’angoisse, me disant que quelque chose se balade dans mon appartement,
Le monstre sous mon lit ? Dans mon placard ?
Je ne suis plus très sure d’avoir fermé les 3 verrous de ma porte d’entrée…

Malheureusement, plus je réfléchis et plus j’ai peur…
J’ai l’impression qu’une ombre se terre dans ma chambre, qu’elle m’observe. L’impression qu’un monstre se tient là, au pied de mon sommier.
Malgré la chaleur, je me réfugie sous ma couette. Je la remonte jusqu’à mon nez, me répétant cette ultime phrase, la même depuis mon enfance : « Dans le pire des cas, je meurs et tout s’arrête ».
Encore ces bruits dans mon couloir…
je n’ose plus bouger, je sens ma pression sanguine s’énerver dans mes membres, j’entends mon cœur raisonner à l’intérieur des mes oreilles.
Un débat se met en place entre mes synapses, allumer la lumière, ou faire la morte ?
« Dans le pire des cas, je meurs et tout s’arrête »
Trop peur de faire jour, de faire face à face avec mes démons…

J’essaie de me calmer,
Je prends de grandes inspirations,
Je m’oblige à tout rationaliser…
Je ferme toujours ma porte d’entrée, je la vérifie tous les soirs…
Il faut une clef spéciale pour ouvrir la porte de l’immeuble…
J’ai sûrement fait un cauchemar…
La peur est irrationnelle…
Je ferme les yeux en espérant retrouver le sommeil, mais à l’intérieur de ma tête un cinéma a ouvert ses portes, il propose une nocturne films d’horreur.
« De toute manière, dans le pire des cas, je meurs et tout s’arrête »

Je rouvre les yeux, m’arme de tout le courage que je peux trouver à l’intérieur de mes oreillers, sors une épaule de mon armure de fortune, le coude, l’avant bras…. la main.
Instinctivement, je déverrouille mon téléphone.
Avec celui-ci en veilleuse, j’allume ma petite lampe…
Rien….
« De toute manière, dans le pire des cas, je meurs et tout s’arrête »

J’hésite entre me lever et rester allongée.
Finalement, je saisis mon photophore en métal.
Mes jambes émergent de sous ma couette, je pose mes pieds le plus loin possible de sous le lit.
Ma chambre est déserte, je m’aventure dans le couloir en prenant soin d’allumer toutes les lumières.
Mon appartement est vide…
Je regagne ma forteresse de sommeil. Je prends une grand inspiration, me penche, regarde sous le lit… encore une fois… rien

Je me couche et réalise que tu es a coté de moi…

——

TOUTES LES PHOTOGRAPHIES, IMAGES ET TEXTES SOUS LESQUELS S’AFFICHE CETTE PHRASE SONT CONSIDÉRÉS COMME DES ŒUVRES DE L’ESPRIT ET DANS CE SENS COMME PROPRIÉTÉS INTELLECTUELLES PROTÉGÉES PAR LE DROIT D’AUTEUR
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5 commentaires

  1. J’adore la chute.
    (Sinon tu peux aussi proposer à la chose qui t’observe de faire une partie de carte ou de dominos) (Et si ça se trouve les monstres ou ce qu’on prend pour des monstres ne font que veiller sur nous pour qu’on fabrique pas trop de monstres dans nos p’tites têtes. Mais là c’est moins drôle.)

    Aimé par 3 people

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